Les brèves

ASSURANCE VIE – L’ACPR envoie un signal ferme aux clients et aux professionnels

Dans son communiqué de presse du 10 mars, l’autorité de contrôle rappelle que l’assurance vie est un produit de long terme dont les caractéristiques doivent être clairement expliquées aux clients par les professionnels.
Les clients sont invités à être attentifs aux incitations de toute sorte qui accompagnent souvent les offres des assureurs pour les persuader d’orienter tout ou partie de leur épargne en assurance vie vers des supports en UC plutôt qu’en euros, à comparer l’ensemble des conditions des contrats et à se faire expliquer les impacts éventuels d’une modification du contrat quelle qu’en soit l’origine.
Aux professionnels il est rappelé qu’ils sont tenus de fournir à leurs clients une information claire, y compris sur les risques inhérents aux contrats en UC, et qu’ils doivent les accompagner dans la définition de leurs besoins afin de personnaliser leurs propositions commerciales, celles-ci-ci ne pouvant pas être identiques pour tous les profils.

Source : MEDI

COLLECTE DE DONNEES – La CNIL ouvre une enquête contre CRITEO

Ceci fait suite à une plainte déposée en novembre 2018 par l’ONG britannique Privacy International contre sept entreprises européennes dont la plate-forme française CRITEO.
Ces sept entreprises sont des « data brokers » spécialisées dans le reciblage publicitaire ou retargeting, activité qui consiste à suivre la navigation en ligne d’un internaute, de manière à pouvoir lui proposer de la publicité personnalisée.
Il leur est reproché d’enfreindre les dispositions protectrices du RGPD, en profilant et catégorisant des personnes à leur insu.

 Source : MEDI

CORONAVIRUS - le géant britannique de l'assurance-voyage suspend la vente de nouveaux contrats

La compagnie LV annonce qu'elle cesse à effet immédiat la distribution de nouveaux contrats d'assurance-voyage en raison de l'impact global du coronavirus. Les contrats en cours ne sont pas affectés.

Source : MEDI

MEGA BROKERS - les numéros 2 & 3 mondiaux s’allient pour devenir le number one.

Fusion colossale ! Aon le numéro 2 du courtage mondial de l’assurance rachète Willis Towers Watson le numéro 3, pour 30 Md$. La capitalisation boursière du nouveau number one est désormais supérieure à celle d’AXA ou d’AIG. En d’autres termes, ces mega brokers challengent les grands assureurs mondiaux. En France cette opération réunira dans la même entité le cinquième courtier du marché français avec le troisième (respectivement 333 M€ de CA et 496 M€ en 2018).
Cette course à la taille est justifiée, selon le CEO d’Aon, par la demande croissante des clients de bénéficier de nouvelles couvertures, particulièrement pour faire face aux risques liés aux changements climatiques ainsi qu’aux cyber risques. La taille donc, mais l’histoire des fusions nous apprend que ces stratégies de marché, aussi justifiées soient-elles, libèrent des espaces qui permettent à des acteurs nouveaux d’éclore ou à des challengers de saisir des opportunités.

Source : MEDI

CORONAVIRUS – L’assurance ne sera pas d’un grand secours pour les entreprises

En 2013 à LYON, l’AMRAE consacrait un atelier au thème « Pertes d’exploitation sans dommage, est-ce possible ? »
Il y était fait un double constat :

- la forte demande, de la part des risk-managers, de garanties adaptées aux risques majeurs émergents (cyber-risques bien sûr mais aussi risques climatiques et systémiques dont les pandémies), non couverts par les traditionnels contrats-cadres où l’application de la garantie PE est conditionnée à l’existence d’un dommage matériel ;
- la réticence du marché à faire évoluer le contrat Dommages aux biens sur les immatériels purs, les rares offres sur mesure ne répondant qu’aux besoins d’une élite : beaucoup de polices PE des grands groupes fonctionnent en "dommages tout sauf".
En 2014 paraissait un Cahier Technique de la Commission Dommages aux biens de l’AMRAE, dont le titre était « La maîtrise de la perte d’exploitation, l’assurance-vie de votre entreprise ». Ce document évoquait brièvement la couverture de la PE sans dommage, la qualifiant de réflexions pour l’avenir : la notion de dommage matériel aurait pu évoluer vers celle d’évènement.
Aujourd’hui, 7 ans plus tard, cet avenir est notre présent, mais les choses ont si peu changé que la presse peut titrer « L'assurance échappe au risque du coronavirus »… et conclure « entreprises, passez votre chemin… »
Pourtant, un mécanisme a bien été imaginé en 2017 pour faire face au risque de pandémie, et paradoxalement cette forme d’assurance-là a fait des heureux … Il s’agit d’une invention de la Banque Mondiale destinée à aider les pays pauvres : les pandemic bonds, titres au rendement très élevé mais qui doivent obligatoirement être reversés dans un fonds de financement spécifique de la Banque Mondiale en cas de pandémie.  Belle idée, mais vite dévoyée par des critères de déblocage très restrictifs. Aujourd’hui les détenteurs de pandemic bonds les revendent en masse et à bas prix !

Source : MEDI