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Retraite par capitalisation – retraite par répartition L’enjeu est ailleurs : c’est celui de l’épargne sécurisée

L’instauration du régime de retraite universel a fait ressurgir le très vieux débat qui oppose la répartition à la capitalisation. Ainsi ressuscitent les fantasmes sur fond d’idéologie partisane. Il n’y a pas de débat, la messe est dite depuis longtemps. L’enjeu est désormais celui de faire migrer l’épargne « sécurisée » vers des solutions plus rentables.

Le régime universel prôné par le Gouvernement finit d’enterrer, avec la fin des régimes complémentaires, toute perspective de développement de la retraite par capitalisation sur les bases actuelles. En effet, le nouveau régime lamine les capacités financières des citoyens en absorbant 28,12% des salaires sous forme de cotisations. Ce qui ne change pas grand-chose pour les salariés. Par contre, les indépendants, qui dans l’ensemble cotisent moins et compensent par des régimes complémentaires, risquent de les déserter. Leurs revenus disponibles seront réduits par le nouveau taux de cotisation.

La disparition des régimes complémentaires engloutît celui qui perdurait pour les fonctionnaires dans le cadre du Régime additionnel de la fonction publique (RAFP) qui est d’ailleurs par capitalisation. Seuls, 300 000 cadres percevant des salaires supérieurs à 3 plafonds (120 000€) seront confrontés à cette limite et tentés de se tourner vers la capitalisation pour la part excédentaire. A condition toutefois que la fiscalité qui leur sera appliquée ne soit pas dissuasive.

En termes de chiffres, la masse de cotisations libérée par le plafonnement des revenus est évaluée à 4 milliards d’€. La disparition du Régime additionnel des fonctionnaires représente 2 milliards d’€. Le « pactole » libéré par la réforme s’élèverait donc, à périmètre constant, à 2 milliards d’€. Alors que la France a dépensé 310 milliards d'euros en 2018 (soit 13,8% de son PIB) pour le financement des retraites. La capitalisation aura bien du mal à se tailler une place. La réforme actuelle va même réduire l’espace potentiel dans lequel elle aurait pu se glisser. Ces quelques chiffres rendent risibles sinon pathétiques les débats stériles autour de la capitalisation qui voient la CGT voler au secours des cadres supérieurs exclus du régime parce que leurs revenus excédent le plafond de 120 000 € !

Il y a 75 ans, la France a opté pour la retraite par répartition. Elle n’a pas dévié de ce choix et, à l’évidence, l’instauration du régime universel le renforce. Changer de système est aujourd’hui totalement hors de portée. La question ne se pose plus. Le véritable enjeu est celui de l’épargne sécurisée. Comment orienter ces fonds colossaux vers des placements plus rentables pour les épargnants. C’est un vrai dilemme et potentiellement un débat de société, ces fonds pouvant aider à améliorer le financement des activités une fois la fin d’activité professionnelle venue.

L’épargne globale « sécurisée » pèse 3 300 milliards d’€ en incluant les livrets (A, LDD, PEL, PEP, …), les numéraires et les encours d’assurance vie (fonds en euros). En assurance vie, 80% des flux d’épargne sont apportés par 20% des ménages. Une forte concentration qui est soulignée par le fait que 10 % des souscripteurs détiennent 50% des encours. Lesquels, dans leur globalité, sont détenus aux ¾ par des seniors. Les principaux contributeurs ne sont donc pas concernés par une retraite par capitalisation et ont beaucoup de difficultés à quitter les dispositifs sécurisés.

Ceci rend d’autant plus difficile l’ambition du Plan d’épargne retraite de la loi Pacte de dynamiser l’épargne et de renforcer les moyens financiers de l’économie française. Sans aliment et donc sans levier de développement il y a peu de chances que l’objectif soit atteint. Dans tous les cas, cela ne suffira pas. Il faudra beaucoup de pédagogie pour démythifier, expliquer, rassurer, et donc conduire le plus grand nombre d’épargnants vers de nouvelles formes d’épargne.

Henri DEBRUYNE

ASSURANCE VIE ET COMMUNICATION PUBLICITAIRE – une nouvelle recommandation de l'ACPR

Ce texte de 8 pages fusionne deux recommandations précédentes de 2011 et 2015, et insiste sur la fourniture d’une information exacte, claire et non trompeuse, conformément aux dispositions des articles L. 132-27 et L. 521-1 du Code des assurances.
L’ACPR rappelle que seule la publicité validée par l’assureur peut être diffusée, et que la DDA impose des échanges d’informations entre ce dernier et les intermédiaires au titre de la gouvernance produit (marché cible notamment, pour chaque produit).
Concrètement, les recommandations concernent la forme comme le fond attendus des assureurs et intermédiaires en matière de communications publicitaires sur l’assurance vie.
La forme doit être intelligible pour le public concerné ; sont notamment prohibés les renvois excessifs source de confusion, les formulations ambigües, les présentations travestissant, minimisant ou occultant des éléments importants, ou présentant de manière déséquilibrée les risques par rapport aux avantages mis en avant.
A cet égard, un focus très détaillé est fait sur la communication portant sur un contrat ou un support présentant un risque de perte en capital et/ou sur un argument lié à la garantie ainsi qu’au rendement passé ou à venir du contrat.

Enfin, il est demandé de ne pas faire référence à l’ACPR d’une manière qui puisse indiquer ou laisser entendre que cette autorité approuve ou cautionne les offres ou les contrats d’assurance vie promus.

Source : MEDI