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Le MEDI dans la presse
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La DDA et maintenant ?

Nous y sommes ! Depuis quelques jours la Directive sur la distribution de l’assurance est applicable. En réalité, si la grande masse des acteurs est loin d’être conforme, l’immense majorité s’est mise en situation de l’être. L’enjeu est désormais d’en faire un atout.

Derrière le défi de la conformité et de la formalisation des processus, la grande affaire est d’entrer dans une démarche d’amélioration de la relation client. L’objectif est de dépasser le formalisme pour adopter une démarche pro-active d’écoute, de sincérité et d’amélioration des réponses aux besoins des consommateurs, correctement évalués. Ce n’est pas mince. Pour beaucoup, cela représente une inversion de modèle. Il ne s’agit plus de vendre les produits du catalogue ou ceux du plan de développement, mais de répondre à des besoins.

Les nouvelles dispositions peuvent s’analyser comme un arsenal juridique conséquent et un frein à la commercialisation des produits. En réalité, elles imposent un processus vertueux de prise en compte des intérêts des clients. L’affirmation, souvent répétée comme un mantra, doit se traduire dans le fonctionnement quotidien comme dans les pratiques commerciales.

L’alternative a un côté binaire : Subir le corps de règles ou en faire une démarche positive. Il est clair que cela aura une incidence sur la performance des réseaux. Ceux qui feront le choix d’adapter leurs organisations, de renforcer l’autonomie et la responsabilité des distributeurs dans un réel souci partagé de répondre aux besoins du client, peuvent espérer très vite et de matière concomitante une amélioration de leurs performances. Ils feront de meilleures ventes, mieux qualifiées et plus stables. Ils s’installeront ou renforceront leur relation client dans la pérennité.

Cela n’est pas une vue de l’esprit, cela se mesure très concrètement et offre aux forces commerciales une réelle valorisation de leur dynamisme et de leur pugnacité. Faisons le pari qu’à moyen terme nous pourrons discerner dans leurs résultats économiques ceux qui auront pris ce virage de ceux qui continueront à se débattre dans une lecture restrictive sinon contraignante des obligations pour les minimiser et y consommeront l’essentiel de leur énergie.

Henri DEBRUYNE

Assurance non-vie, la taille est-elle un avantage ?

Sous l’effet conjugué des évolutions sociétales et réglementaires notamment, les marchés sont confrontés à des contraintes de performance nouvelles. La performance des activités et les contraintes de coûts deviennent une obsession et l’on reparle de la course à la taille. Celle-ci, donne-t-elle un avantage compétitif ?

Avec un peu moins de 10% de part de marché, le leader de l’assurance non vie souligne que les marchés sont moins concentrés que nous pourrions le penser. En fait, la concurrence et la nécessaire rentabilité des opérations maintiennent le jeu ouvert. Des acteurs de moindre taille tirent leur épingle du jeu. Certes, le top 10 pèse la moitié du chiffre d’affaires (52.16%) de l’assurance non-vie, mais un nombre respectable d’acteurs affichent des conditions plus qu’honorables. D’autant mieux que la taille n’est pas, en tous cas pour l’instant, un avantage compétitif déterminant.

Que nous analysions les résultats des organismes d’assurance sous l’angle des prestations versées, c’est - à dire le rapport sinistres à cotisations, sous celui des frais généraux ou encore à travers le résultat technique net, les écarts restent modestes. Ainsi, face à un ratio moyen de 71.3% en 2015, les majors sont à un peu moins de 73% et les plus modestes à un peu plus.

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Le résultat technique net varie peu également. Les majors affichent une performance à 7.7% des cotisations et les plus modestes à 7% un écart certes réel, mais faible. Les frais généraux sont l’indicateur qui étonne puisque la palme revient aux sociétés plus modestes dont les frais s’élèvent en moyenne à 26.2% contre 31% pour les majors. Une différence qui s’explique, en partie, par le poids des structures centrales. Les coûts d’acquisitions, qui mesurent les frais commerciaux sont sensiblement plus élevés chez les majors (15,6% contre 13.5%), une différence qui est le reflet de structures de portefeuilles différents.

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A l’évidence la taille ne confère pas un avantage compétitif net. Les grandes entreprises ont des pesanteurs contre productives. Tout au plus, les leaders peuvent bénéficier d’un leadership, d’une meilleure reconnaissance des clients. Toutefois, pour que les majors, ou certaines d’entre elles, se démarquent plus nettement il faudrait qu’elles soient capables de générer une croissance plus forte, sensiblement supérieure à celle des marchés, ce qui n’est pas le cas.

*L’analyse est réalisée sur la base des compagnies par le MEDI.

Henri DEBRUYNE