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Crise du Covid-19 : une opportunité pour l’assurance !

L’assurance est empêtrée dans un embrouillamini provoqué par la Covid-19 dont il faut qu’elle sorte très vite pour reprendre la maîtrise de ses activités et retrouver la fierté de son métier.

L’assurance et les assureurs sont discrédités par cette crise qui rejaillit sur tous les membres du corps social. Tous, quelles que soient leurs fonctions et leurs responsabilités, portent une part de l’opprobre jeté sur l’assurance. Resserrer les rangs, coordonner les discours, mobiliser autour de l’essence du métier pour sortir le plus vite et le moins mal possible de cette douloureuse période pour tous est donc bien l’enjeu et une formidable opportunité.

« Boucs émissaires » faciles, les assureurs sont fustigés de ne pas faire ce pourquoi ils existent. Mais qui, dans l’opinion publique sait vraiment à quoi sert l’assurance ? Qui a réfléchi à ce qu’elle représente comme système organisé de gestion de la solidarité ? Peu de gens, et la classe politique ne s’est pas montrée plus éclairée en parlant de tordre le bras aux assureurs ou de les taxer à hauteur de ce qu’ils n’auraient pas fait ! Manifestement, la pertinence de vue et l’élégance n’auront pas été au rendez-vous.

Inutile de polémiquer, sur ce terrain où la démagogie est reine et le cynisme la norme, il faut perdre le moins d’énergie possible. Les enjeux sont ailleurs. La pandémie a montré l’impréparation générale, et disons-le la pusillanimité de l’assurance comme de tous les responsables politiques et économiques. Car en fait, depuis près d’une dizaine d’années la question de ce type de catastrophe n’était plus seulement un cas d’école. Sous l’égide de l’AMRAE* des travaux ont été engagés pour tenter de trouver des solutions. Ils n’ont pas été poussés très loin.

Imaginons un instant, qu’une ou des solutions aient été élaborées, même imparfaites, la situation aujourd’hui des assureurs aurait été tout autre. Nous pouvons reconnaitre, que sur ce plan, le secteur n’a pas été à la hauteur. Il faut donc qu’il s’investisse plus résolument dans l’identification des risques et la recherche des réponses. Certes, sur cette question des pandémies les Pouvoirs publics et les assureurs se sont enfin saisis du sujet, ç’eut été mieux avant…Mais il y a bien d’autres menaces connues ou moins identifiées qui méritent une anticipation. C’est quand même le job des assureurs de les identifier, de les quantifier et de préparer des solutions. Leur expertise est plus attendue à ce niveau que dans la gestion des flux à moindre coût.

Il faut reconquérir l’opinion. A tout le moins, expliquer que l’assurance est essentielle à chaque citoyen et que pour remplir ses engagements elle doit être un gestionnaire sérieux et attentif de l’argent qui lui est confiée. Car, ces milliards de fonds propres, qui font fantasmer, constituent leur matière première, sans eux pas de solvabilité et donc plus d’assurance. Un discours pas si simple à tenir, mais qui bien argumenté fera mouche et pour lequel, il faut convaincre puis mobiliser les bataillons de commerciaux en les dotant des argumentaires adaptés. Ils seront bien plus efficaces que les campagnes de communication.
*AMRAE Association pour le Management des Risques et des Assurances de l’Entreprise

Henri DEBRUYNE

ROYAUME UNI - Les courtiers peu satisfaits de la gestion des sinistres liés au Covid-19

L'enquête Broker Resilience Survey by Insurance Age révèle que 60% des courtiers répondants ont formulé des réclamations liées au Covid-19 auprès des assureurs. Un mécontentement que traduisent les qualificatifs repris : lent, odieux, extrêmement pauvre et incohérent. Ce ne sont que quelques-uns des mots utilisés par les courtiers pour décrire la gestion des sinistres par certains assureurs.
Lorsqu'on leur demande de classer les niveaux de traitement des sinistres entre un et cinq, un étant très mauvais et cinq excellent, le résultat n’est guère flatteur. Près de la moitié des courtiers (45,4%) juge le service médiocre ou très médiocre. Le score moyen fourni est de 2,5 sur cinq.
Seuls 3,6% ont déclaré que le service était «excellent», tandis qu'un peu plus de 10% ont indiqué qu'il était «bon».

Source : Insurance Age UK repris par MEDI