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Assurance vie en UC : Pour maintenir la confiance Il faut assumer les choix faits

Les assureurs se sont fortement engagés dans la promotion des UC, incités par Bercy et encouragés par l’ACPR. IL faut assumer ce choix et expliquer pourquoi.

Le démarrage en trombe des contrats en UC sur les deux premiers mois de l’année - 1/3 de la collecte totale contre 1/4 en 2019 - annonçait enfin un décollage prometteur. Las, l’effondrement des marchés actions compromet fortement les efforts pour réorienter l’épargne vers ces supports. Il n’y a pas d’antidote à ce dérivé du virus. Sauf, à expliquer et expliquer encore qu’il n’est pas possible de juger sur le court terme. Que les choix d’hier n’étaient pas opportunistes, mais guidés par des analyses qui ne sont pas réfutées, que le temps est un allié, pas un adversaire. La pandémie sera dépassée, elle laissera des traces, modifiera des comportements, mais fondamentalement elle sera une douloureuse parenthèse. Garder son calme et aller à l’essentiel est la marque des grands généraux.

Le rôle des commerciaux est bien sûr essentiel et ils vont se trouver face à l’incompréhension et parfois à la colère de leurs clients. Il faut donc les aider par une communication ciblée et adaptée aux typologies de clientèles. Ils doivent pouvoir s’appuyer sur des argumentaires rationnels auxquels ils ajouteront la dimension émotionnelle qui est la leur et sans laquelle les messages ne passeront pas. Quoi qu’il en soit, il faut les soutenir puissamment.

En 2008, ce soutien avait manqué. Il est probable que cela s’était payé cash par une désaffection durable de ces types de support. En 2007, la part des UC représentait 30% de la collecte d’assurance vie. Elle était tombée à 7% avant de remonter laborieusement et de plafonner plusieurs années autour de 25%.

L’élan s’est-il fracassé sur le mur du krach financier ? Nul ne le sait. Ce que nous savons, par contre, c’est qu’il faut maintenir un lien étroit avec les clients, leur parler, expliquer et assumer. En 2008, ceux qui s’y sont astreints ont moins souffert que les autres.

Henri DEBRUYNE

Brèves

CRISE SANITAIRE – L’EIOPA insiste sur la solvabilité

Dans une déclaration du 17 mars, le superviseur européen délivre au secteur financier deux messages-clés pour faire face aux difficultés liées à la pandémie.
Le premier est la continuité de l’activité et du service au client. Afin d'offrir un soulagement opérationnel au secteur, les autorités nationales sont invitées à être flexibles en ce qui concerne le calendrier des rapports de surveillance concernant fin 2019. L’EIOPA elle-même reporte jusqu'au 1er juin la date limite de l'étude d'impact holistique pour la révision de SOLVABILITE 2.
Le second message de l’EIOPA face à la crise sanitaire et économique, consiste à rappeler l’utilité des exigences de solvabilité en pareille circonstance pour garantir que les assurés restent protégés et la stabilité financière préservée. Afin de ne pas mettre en péril ce garde-fou, les entreprises d’assurances sont invitées à observer la plus grande prudence dans la distribution de dividendes et les rémunérations variables.

Source : MEDI

LPS – CBL INSURANCE EUROPE en liquidation

L’ACPR a relayé l’information communiquée le 12 mars par la Banque Centrale Irlandaise. Demandée par cette dernière, la mise en liquidation a été prononcée par la justice irlandaise.
Comme elle l’a fait chaque fois qu’elle évoquait le sujet des assureurs LPS défaillants, l’ACPR ajoute qu’il appartient aux intermédiaires d’assurance ayant commercialisé des contrats de CBL Insurance Europe de répondre aux questions de leurs clients concernant les conséquences éventuelles de la décision de la Banque centrale d’Irlande sur la gestion de leur contrat.

Source : MEDI

ASSURANCES ET CORONAVIRUS – Pas d’extension du périmètre des catastrophes naturelles

Un député divers gauche, l’ex maire de SARCELLES F. PUPPONI, avait proposé l’ajout suivant à l’article L 125-1 du Code des assurances : « Au deuxième alinéa de l’article L. 125-1 du Code des assurances, après le mot : « correspondant », sont insérés les mots : « ainsi qu’aux effets des mesures prises suite à une menace sanitaire grave appelant des mesures d’urgence ».
L’exposé des motifs était le suivant : « permettre la prise en compte dans les contrats d’assurances des effets des catastrophes sanitaires. Ainsi les assureurs seront incités à prendre en charge la perte d’exploitation subie par les entreprises, en particulier dans le secteur de la restauration et l'hôtellerie, lors d’une crise sanitaire telle que celle du Coronavirus ».
La proposition d’amendement a été rejetée le 20 mars par l’Assemblée Nationale.

Source : MEDI

CONFINEMENT TOTAL ? La position du Conseil d’Etat

Le Conseil d’Etat avait été saisi en référé le 19 mars par le Syndicat des Jeunes Médecins, soutenu notamment par l’Ordre des Médecins. Il lui était demandé d’enjoindre au Gouvernement, d’une part, de prononcer un confinement total de la population, d’autre part, de prendre les mesures propres à assurer la production à échelle industrielle de tests de dépistage et le dépistage des personnels médicaux.
Bien que refusant d’ordonner le confinement total de la population en l’absence de carence des autorités publiques, le Conseil d’Etat - dans son ordonnance du 22 mars - enjoint néanmoins au Gouvernement de préciser la portée ou de réexaminer certaines des mesures déjà prises qu’il estime ambigües (notamment les dérogations relatives aux raisons de santé, aux pratiques sportives et au fonctionnement des marchés ouverts).

Source : MEDI